Que penser de la notation des citoyens ?

Petite note rapide avec quelques liens sur le sujet de la notation des citoyens.

Serons-nous bientôt tous notés ? Le sommes-nous déjà ? Est-ce un progrès ou une menace ?

La Chine vient de l’annoncer : elle commence des tests grandeur nature pour noter ses habitants. Ils ont déjà un système de notation, qui va se généraliser. Les conséquences d’une mauvaise note peuvent être importantes : accès à l’éducation, aux transports, aux emplois, etc. Il y a tellement d’articles à ce sujet que je vous laisse chercher dans vos sources habituelles. Ça a commencé en 2014, pour une mise en place prévue en 2020. Avec un tel système, on est bien au delà de Big Brother de 1984.

Vous avez du mal à vous rendre compte des conséquences d’un tel système de notation, notamment sur la vie de tous les jours ? Regardez l’épisode 1 de la 3ème saison de la série Black Mirror (puis profitez-en pour regarder tous les épisodes, l’ordre n’a pas d’importance).

Vous préférez quelques exemples à regarder en ligne ? Voyez le site Social Cooling, qui compare cette tendance de notation des personnes au dérèglement climatique.

Si nous voulons garder le moindre espoir de spontanéité dans nos vie, il est primordial de refuser ce genre de système. Les dérives sont graves et réelles.

La culture des mûres

On connaît tous les mûres sauvages, cueillies en se promenant dans les chemins, en famille. On les croque en balade, on en fait de la confiture, c’est un bonheur. Savez-vous qu’il existe des mures dont les tiges n’ont pas de piquant, et dont les fruits sont plus gros, plus juteux, plus savoureux que les sauvages ?

Leur culture est toute simple :

En automne (septembre / novembre), coupez au ras du sol les tiges qui ont eu des fruits.

C’est l’essentiel 🙂 Voyez ci-dessous pour quelques infos en plus.

Mures

Quelques infos en plus :

  • Chaque printemps de nouvelles tiges apparaissent, elle donneront des fruits un an plus tard, en juin – juillet. Une tige dure donc environ 18 mois.
  • Pour avoir des fruits juteux, arroser si le temps est sec.
  • Elles poussent aussi bien à l’ombre qu’en plein soleil.
  • Contrairement aux framboisiers, elles ne font pas de nouveaux plants par tiges souterraines.
  • Pour avoir de nouveaux plants : en automne, les nouvelles tiges font des racines au bout, si elles touchent le sol (voir photo ci-dessous).
  • Inversement, pour ne pas avoir de nouveaux plants : il suffit d’attacher les tiges sur un support pour qu’elles ne touchent pas le sol.

Avec environ 20 plants sur une longueur de 10 m, en 2016 j’ai eu 25 kg de fruits.

10m de mûres, palissées
mures nouvelles racines
mûres : nouvelles racines

Bonne culture !

Récolte facile et pratique des graines de tomates (astuce)

Voici ma méthode pour récolter, ranger puis semer les graines de tomates. C’est une astuce toute simple, rapide et pratique. Pas besoin de s’embêter à nettoyer les graines, les sécher, les ranger dans des sachets. Le semis est ensuite très simple.

Pour commencer, il vous faut : les tomates bien sûr, dans une assiette, un couteau, un stylo et une feuille d’essuie-tout :

Matériel de départ

Écrivez le nom de la tomate et l’année sur l’essuie-tout, en haut à gauche et en bas à droite. Coupez les tomate, sortez les graines :

Retournez la feuille, puis déposez les graines sur l’essuie-tout. Commencez par faire une diagonale. Chaque petit tas a environ 4 graines :

Complétez toutes les rangées et les colonnes, ici 16 paquets en 4 x 4 :

Laissez sécher 1 jour ou 2 :

Pliez une 1ère fois, en gardant les graines à l’intérieur du pliage. Le nom est alors visible :

Pliez une 2ème fois, dans le sens de la longueur :

Pliez une 3ème et dernière fois :

C’est fini. Vous pouvez ranger vos graines dans un endroit frai et sec, jusqu’au printemps.

Pour semer vos graines, préparez le pot avec le terreau : les jardinières classiques permettent de mettre 2 demi feuilles d’essuie-tout, on dirait que c’est fait pour. Et surtout, une étiquette :

Découpez la quantité voulue, ici j’ai mis la moitié de 2 variétés. Posez la feuille d’essuie-tout sur le terreau :

Recouvrez de quelques millimètres. Les racines vont passer à travers le papier, qui se décomposera dans la terre. Il n’est pas nécessaire de décoller les graines, c’est très simple :

En coupant une feuille d’essuie-tout en 2, cela fait une demi-jardinière. Je sème 2 variétés dans une jardinière. Cela me fait donc 8 plants de chaque variété car je ne garde qu’une plante parmi les 4 qui poussent de chaque paquet de graines.

Voici par exemple les petits plants de l’année d’avant :

Élections : pour s’abstenir, il faut s’inscrire

En France comme ailleurs, en fin d’année précédent une année d’élection, il y a une grosse campagne pour inciter les personnes non inscrites sur les listes à s’inscrire : sinon elles ne pourront pas voter. C’est vrai, mais il faut ajouter :

Si on n’est pas inscrit sur les listes électorales, on ne peut pas non plus s’abstenir.

Au premier abord, ça peut sembler un peu con, non ? S’abstenir de voter, c’est ne pas voter, donc qu’est-ce que ça change d’être inscrit ou pas ? Hé bien si, c’est important. Du moins en France : quand les médias nous donnent les résultats des élections, 2 chiffres ressortent :

  1. Pour chaque candidat, le pourcentage de voix qu’il a eu par rapport au nombre de suffrages exprimés.
  2. Pour l’élection en général, le taux d’abstention.

Le problème des votes blancs ou nuls qui sont regroupés et qui sont peu médiatisés est un autre problème, déjà abordé ailleurs, je n’y reviens pas ici.

Le taux d’abstention est calculé en prenant le nombre de personnes qui n’ont pas voté par rapport à celles qui sont inscrites sur les listes électorales. Une personne non inscrite n’est nulle part dans tous ces chiffres (comme les enfants).

Actuellement en France, en tant que citoyen, si je veux au moment des élections montrer mon mécontentement vis à vis des candidats proposés, le seul moyen est de m’abstenir. Pour gonfler le taux d’abstention, on pense rapidement au moyen n°1 : diminuer le nombre de votants. Logique. Mais le 2ème moyen est d’augmenter le nombre d’inscrits sur les listes électorales. Si ce sont des personnes qui s’abstiennent, bien sûr.

Conclusion :

Si tu comptes ne pas voter car aucun candidat ne te convient, assure-toi d’être inscrit sur les listes électorales. Sinon, ton abstention sera invisible.

Pour s’abstenir, il faut s’inscrire.

 

Pokémon Go : y a-t-il une frontière entre le réel et le virtuel ?

Et si on était un peu positif et constructif en parlant de Pokémon Go, au lieu du défaitisme et du négativisme habituel ?

Le dernier jeu de Nintendo, Pokémon Go, est un succès planétaire fulgurant. Tout le monde a été pris par surprise par l’ampleur du phénomène. Les articles sur le sujet sont donc nombreux, chacun y allant de son analyse. Je vais vous en parler ici sur le thème peu abordé de la propriété de l’espace physique vs immatériel.

Si vous écoutez les journalistes colporteurs d’informations, Pokémon Go est une catastrophe, les jeunes sont fous et font n’importe quoi, se mettent en danger, violent les propriétés, etc. (Je ne mets aucun lien vers ces « articles », si vous voulez y perdre du temps vous les trouverez facilement). Il y aurait même une collision entre le réel et le virtuel, selon Alex Hern du Guardian, où il dit (traduction maison)

Je ne peux pas installer un panneau publicitaire sur votre maison sans votre permission, mais je peux y placer un pokéstop. Alors que les mondes réel et virtuel entrent en collision, cela pose problème.

Pourquoi ? Pourquoi est-ce que ça poserait problème ? L’auteur de l’article ne le dit pas, alors que tout ce qu’il écrit ensuite part de ce postulat. Il en vient à comparer l’espace immatériel à l’espace aérien, et à souhaiter que le gouvernement se l’approprie de la même manière pour ensuite le répartir entre ceux qui veulent l’utiliser. Il pose la question de la propriété de l’espace virtuel accolé à un lieu physique, et du contrôle de ce qui y est créé. Poser la question en ces termes, c’est déjà orienter le débat, restreindre la réflexion du lecteur. Vous l’aurez compris, pour moi sa question est purement fantaisiste, voire carrément putaclic.

Il se met bien sûr le doigt dans l’œil, et jusqu’au coude. Comme d’habitude, à cause de l’habituelle confusion entre matériel et immatériel. Je préfère le terme de matériel (ou physique) à réel, et donc immatériel à virtuel, car même si on ne parle pas de choses tangibles, elles existent bel et bien. Elles font maintenant partie de nos vies.

D’un côté, oui il était important de légiférer sur l’usage de l’espace aérien, car si un avion est en vol à un endroit donné, il est primordial qu’un autre n’essaie pas d’y aller en même temps. Sinon c’est la catastrophe.

Alors que NON, avec l’immatériel il peut y avoir un, dix ou mille jeux différents qui considèrent que tel endroit physique a une signification particulière dans leur jeu sans que ça pose problème. Il n’y aura pas collision.

Alors oui mais non, disent certains, le problème n’est pas là. Le truc, c’est qu’il y aura plein de gens à venir physiquement ici ou là. Et alors ? Nous avons encore le droit de circuler à peu près librement, et des lois existent déjà pour prévenir la gêne (tapage nocturne, nuisance sonore, etc.). Pas besoin d’une énième loi qui ne servirait à rien d’autre que de faire croire au bon peuple que les politiques travaillent. Tout est déjà là, pas la peine d’en rajouter.

Ces râleurs qui craignent que l’afflux de visiteurs serait un drame me fait penser à ce proverbe chinois :

Lorsque souffle le vent du changement, certains construisent des murs, d’autres des moulins.

Si vous avez la chance qu’une arène ou un pokéstop soit installé devant chez vous, voyez ça comme une aubaine, une opportunité, et saisissez-là ! Vous pouvez simplement installer un camion pizza-buvette, ou être créatif et inventif. Mais soyez positif, pas négatif. Embrassez le changement, accompagnez-le, il est inéluctable.

Ce n’est que le début. Pokémon Go marche bien parce qu’il associe 2 choses pré-existantes : les Pokémons et le jeu en réalité augmentée Ingress, de Niantic Labs. Il s’agit d’un bond significatif dans ce domaine, qui va engendrer de nombreuses innovations. Je trouve ça passionnant. Pas vous ?